Webinaire Orange / Digitaleo : Quels sont les meilleurs cas d’usage RCS ?

Le "SMS 2.0" confirme son essor. Lors d'un récent webinaire, Digitaleo et Orange Pay Services ont décrypté l'ascension fulgurante du Rich Communication Services (RCS), un canal plus interactif, sécurisé et performant pour engager les consommateurs.

Une adoption massive stimulée par l'écosystème iOS 

Le RCS connaît une croissance explosive sur le marché français, avec plus de 50 millions de messages envoyés au premier semestre 2026, soit près de cinq fois plus que l'année précédente. Selon Nora Caster, en charge du marketing pour le RCS chez Orange Pay Services, 88 % des smartphones français, soit environ 57,2 millions de terminaux, sont aujourd'hui compatibles avec cette technologie.

Cette accélération s'explique en grande partie par la récente ouverture de l'écosystème Apple, rendant les iPhone compatibles à partir du modèle X et de la version iOS 18.4. D'ici la fin de l'année, le taux de compatibilité devrait d'ailleurs dépasser le cap des 90 % du parc mobile.

Des taux d'engagement qui surclassent le SMS traditionnel 

Chloé Belmont, responsable du pôle Marketing & Media Services chez Digitaleo, a souligné les performances exceptionnelles du RCS. Contrairement au SMS, limité à 160 caractères de texte simple, le RCS permet d'intégrer des visuels, des vidéos, des carrousels, et jusqu'à quatre boutons d'action cliquables (itinéraires, formulaires, etc.). Il offre également une sécurité accrue grâce à l'affichage du logo de la marque et d'une coche bleue certifiant que l'expéditeur a été vérifié par Google et les opérateurs.

Les retours d'expérience (success stories) présentés par Digitaleo illustrent l'efficacité redoutable de ce levier de conversion :

  • Dans le secteur immobilier, Keredes a atteint un taux de clics de 14 % et un taux de lecture de 58,5 % en communiquant sur ses programmes via un format carrousel.
  • Le réseau d'agences d'intérim Adéquat a enregistré 13 % de clics et 97 % de délivrabilité lors d'une enquête de satisfaction intégrant des liens de redirection dynamiques et personnalisés.
  • Dans l'automobile, des concessions Opel ont généré 12,7 % de clics et 74 % de taux de lecture pour mettre en avant leurs véhicules d'occasion.
  • Le groupe hospitalier Vivalto Santé a pulvérisé les standards avec un taux de clics de 45 % pour une invitation à son assemblée générale.

Bonnes pratiques : les clés d'une campagne réussie 

Pour maximiser l'impact de ces campagnes, les expertes ont partagé plusieurs recommandations stratégiques :

  • L'anticipation : Il est nécessaire de prévoir un délai d'environ deux semaines pour faire valider son "agent" (la carte d'identité virtuelle de la marque) auprès des opérateurs avant un premier envoi.
  • Le ciblage hybride : Il est crucial de réaliser un capability check en amont afin d'identifier les contacts éligibles au RCS, et de prévoir un message SMS de substitution (fallback) pour les 10 à 20 % de numéros non compatibles.
  • L'optimisation du contenu : Il est conseillé de privilégier des visuels au format paysage, de limiter le texte pour aller à l'essentiel dès le titre, et de ne pas dépasser cinq cartes dans un carrousel pour maintenir l'attention de l'utilisateur.
  • Le timing : Les créneaux d'envoi les plus performants se situent généralement le matin vers 8h00, à l'heure du déjeuner, ou en fin de journée vers 18h30.

L'avenir est au marketing conversationnel 

Si les campagnes promotionnelles de type push dominent actuellement le marché, le RCS amorce un virage stratégique vers le conversationnel. Google déploie actuellement des fonctionnalités (en version bêta) permettant d'intégrer des boutons d'interaction directement depuis les fiches d'établissement (Google Business Profile) ou via des annonces Google Ads. L'objectif est de capter l'intention de l'utilisateur directement depuis le moteur de recherche pour engager une discussion, qualifier un besoin ou générer un lead.

Enfin, bien que le coût d'expédition d'un message RCS soit environ 40 % plus élevé que celui d'un SMS classique, le coût par clic s'avère au final souvent inférieur, garantissant ainsi un excellent retour sur investissement (ROI) aux annonceurs.